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Apports pédagogiques
- Découverte des instruments et des sonorités
- Approche des particularismes régionaux
- Approche du Breton
- Rythme et danse
Éléments de présentation
« Kimiad Ar Soudard Yaouank » (L’adieu au jeune soldat) est une chanson écrite par Prosper Proux qui fut l’un des bardes bretons les plus connus du XIXe siècle.
La chanson, qui relate la mobilisation d’un jeune conscrit qui fait ses adieux à ses proches, est empreinte de mélancolie profonde, dans un texte qui évoque un déracinement de la terre de Bretagne, que le jeune conscrit ne reverra plus. On en trouve de nombreuses versions, notamment chez les sœurs Goadec qui ont contribué à faire connaître cet air et bien d’autres qui, au XXème siècle encore, circulaient dans la tradition orale bretonne.
Dans la vague du renouveau celtique, Alan Stivell chantera Kimiad dans ses albums « Chemin de terre » en 1973 et « Again » en 1993, en duo avec Kate Bush.
Paroles de la chanson
Paroles en Breton
Ma c’halon a zo frailhet,
dre nerzh ma enkrezioù
Ma daoulagad entanet
n’o deus mui a zaeloù
Deut eo, siwazh ! An devezh
ma rankan dilezel
ma rankan dilezel
Lec’h kaer ma bugaleaj, ma bro,
kaer Breiz-Izel ma bro,
kaer Breiz-Izel
Keno dit, ma zi balan,
kuzhet barz an draonienn,
Tachenn c’hlaz war behini,
bugel, e c’hoarien
Gwez ivin ker bodennek,
e disheol ar beure,
e disheol ar beure
E-pad tommder an hañvoù
e kousken da greisteiz,
e kousken da greisteiz
Traduction en Français
Mon cœur est fêlé
par la force de mes angoisses
Mes yeux enflammés
n’ont plus de larmes
Il est venu, hélas ! le jour
où je dois abandonner
où je dois abandonner
Le lieu si beau de mon enfance, mon pays, belle Basse-Bretagne,
belle Basse-Bretagne.
Au revoir, ma maison de genêts,
cachée dans la vallée
Terrain vert sur lequel,
enfant, je jouais
Ifs de mon village buissonneux
à l’ombre desquels, le matin
à l’ombre desquels, le matin
Dans la chaleur des étés,
je dormais jusqu’à midi,
je dormais jusqu’à midi
